Note à moi-même : ce n’est pas parce que c’est facile et simple que ça n’a pas de valeur.

Je souris.

Une part de moi le sait bien. Et en même temps, j’ai tellement « acheté » le fait qu’il faut travailler dur et mériter les bons points et l’argent qu’on gagne. Syndrome encore présent de la bonne élève.

J’ai pris conscience il y a peu comme je m’étais enfermée dans l’équation argent = travail = déplaisir. Et comme j’aime le plaisir, soit je limite mes flux d’argent, soit je travaille beaucoup (trop) pour justifier tout ce qui rentre et je finis épuisée et déconnectée de la vie que j’ai envie de vivre.

Comme beaucoup, je veux gagner plus en travaillant moins ou plutôt gagner l’argent qui va soutenir mes projets et ma vie en créant tout ce qui me plait. Je sais que c’est possible.

A vrai dire, c’est en devenant entrepreneure que j’ai réalisé, que j’ai expérimenté, le fait qu’on peut être payée pour faire des choses qui nous plaisent. Pas une évidence.

C’est devenu ma réalité. Je crée des trucs marrants, qui me plaisent, je rencontre des gens, je fais des vidéos et je suis payée pour. Absolument éloigné du travail comme on l’entend généralement.

Pendant longtemps, ma vie, c’était un travail derrière un bureau, à contribuer à ma façon aux gens plutôt malheureux qui venaient me voir et me demander conseil.

J’étais informatrice juridique dans un service d’aide aux victimes. Une autre vie.

Alors, j’adorais pouvoir offrir écoute et renseignements pour alléger, un peu, la souffrance émotionnelle, financière ou physique que ces personnes vivaient. Mais je repartais aussi avec toutes ces histoires plus ou moins horribles de divorce, de séparation, de violence, de vol, d’héritage voire de viol et d’inceste. Mon corps s’en souvient. A l’époque, je ne savais pas qu’on pouvait écouter sans prendre, recevoir sans adopter et je me faisais éponge de toutes ces souffrances que mon corps guérisseur savait déjà certainement soulager, à l’insu de mon plein gré.

Bref, autre vie, autre époque mais restent encore les stigmates d’un travail bien fait qui implique quand même un tant soit peu de souffrance et de difficulté, histoire de pouvoir se dire qu’on a bien « mérité ».

Mériter, je n’aime pas beaucoup ce mot qui implique l’idée de récompense.

Ai-je besoin d’être récompensée pour qui je suis ? Ai-je besoin d’être récompensée pour ce que je fais ? Ou puis-je simplement reconnaitre que qui je suis crée, qui je suis inspire, qui je suis invite et ouvre de nouvelles possibilités voir l’épisode précédent ? Et que l’argent vient à moi quand je prends du plaisir, quand je crée à ma façon et que ça n’a rien à voir avec le fait de travailler dur.

Suis-je prête à être payée pour avoir du plaisir ? Excellente question. Et tout ce que ça fait remonter…

Suis-je prête à être payée pour ces choses si simples et faciles que je propose et transmets ?

Suis-je prête à recevoir sans éprouver le besoin de donner encore et encore plus ?

Voilà mes questions du matin. J’ai programmé de nouvelles formations et je me demandais comment inviter plus de gens et cette pensée est apparue « c’est tellement facile » avec le sous-entendu de « comment je peux demander de l’argent pour ça ? »

En fait, je me trompe ici.

Il ne s’agit pas de savoir si c’est facile pour moi mais ce que cela apporte à l’autre.

Oui, c’est facile et pourquoi en serait-il autrement ? Ne suis-je pas là, aussi, pour créer une nouvelle réalité où l’on crée sa vie dans la joie et la simplicité ? Changement de paradigmes.

Facile ne signifie pas sans valeur et je pense que beaucoup d’artistes et de créateurs transformeraient leur situation financière s’ils en prenaient conscience.

La question c’est « qu’est-ce que ça crée pour la personne qui achète ? »

Toutes les techniques que je transmets sont hyper simples à pratiquer – prochaine formation le 22 juillet à Pont-à-Mousson – et elles sont aussi très puissantes. Celui qui les possède peut changer plein de choses dans son corps, celui de ses proches, ses enfants, ses animaux, ses clients et sa vie, simplement. Ce sont des choses simples et efficaces.

Alors pourquoi ne pas reconnaitre leur valeur et me faire payer en conséquence ?

Et si je choisissais d’embrasser la facilité ?

Et pour toi, c’est comment ? Est-ce que tu crées ton job, ta vie, dans la facilité ou il faut toujours que tu en fasses des caisses et que tu y mettes un poil de douleur et de souffrance ?

Dis-le moi dans les commentaires, histoire que je me sente moins seule 😉

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