J’ai passé des années à chercher des réponses.

Je me souviens, enfant, questionnant inlassablement ma mère avec mes « pourquoi ? » qui finissaient par l’agacer.

J’ai toujours gardé ce sens de curiosité qui m’habitait alors, avide de découvertes et d’apprentissages.

Derrière mes questions anodines, s’en cachaient de plus essentielles :

Qu’est-ce que la vie ?

Comment je fais pour vivre ?

Pourquoi suis-je ici ?

Comment est-ce que je suis censée fonctionner avec tout ce qui se trouve ici bas ?

Qui suis-je ?

Comment marchent ce corps, les relations, l’amour, le couple, les enfants, l’argent, etc… ?

J’étais en quête du mode d’emploi, d’une marche à suivre. Quelqu’un ou quelque chose qui me dirait exactement quoi faire, comment être pour que tout fonctionne bien pour moi. N’est-ce pas de cette façon que j’avais toujours fonctionné enfant : comprendre et faire ce qu’on me demandait et tout allait bien ?

J’ai lu plein de livres de gens supposément experts sur des tas de sujets, continué à poser des questions aux gens que je rencontrais, cherché des modèles, des guides, des exemples qui me donneraient enfin la clé. C’est ce que j’avais appris enfant. Mais à l’âge adulte, plus personne ne te dit quoi faire, c’est à toi de choisir parce que tu es alors censé savoir.

Comment accéder à ce savoir dont je m’étais coupée depuis des années ?

Non, j’attendais, je cherchais à l’extérieur de moi des réponses à la vie que je pourrais créer. Je cherchais des méthodes et des modèles et les copiaient pour finalement me rendre compte que ça ne fonctionnait pas pour moi.

Toi seul sait comment créer ta vie, une vie qui fonctionne pour toi et seulement pour toi parce que tu es unique.

Jusqu’au jour où, quand j’ai posé une question, plutôt que d’obtenir une réponse plaquée sur l’expérience de celui qui me répondait, j’ai entendu :

Qu’est-ce que toi tu sais ?

Mon cerveau est parti en vrille, essayant de computer toutes les informations dont il disposait sur le sujet pour trouver LA bonne réponse à la question. Comme la bonne réponse n’existait pas, il y a eu un blanc, une sorte de vide et de malaise aussi parce que je n’aimais pas trop cet espace sans réponse qui me donnait l’impression d’être en tort. J’aurais dû savoir.

C’est lorsque j’ai abandonné cette idée de « je dois savoir » et que je me suis familiarisée à ce qu’il puisse n’y avoir aucune réponse, en tout cas pas sous forme de mots, que les réponses sont venues.

Elles peuvent prendre la forme subtile d’un frisson, d’une légère contraction dans mon corps, d’une respiration ou d’un sourire ou être beaucoup plus nettes avec des prises de conscience, des mouvements et des mots. Ce qui est certain, c’est que ce savoir est là, en toi, inné.

Tu as accès à bien plus d’informations que tu ne peux penser et c’est au-delà de ton cerveau, au-delà de ton passé, ton vécu ou tes expériences, c’est tout un monde de connaissances et d’informations qui est disponible pour toi.

Comment y accéder ?

Arrête de chercher des réponses à l’extérieur de toi.

Arrête de croire qu’il y a des réponses que tu n’as pas.

Accepte qu’aucune réponse ne vienne et continue à poser des questions.

Ne te juge pas, sois gentil.le avec toi, c’est un nouveau processus qui se met en place. Tu n’as certainement jamais fonctionné comme ça et ça peut demander de la pratique.

Lâche, laisse tomber. Tu peux poser une question aussi essentielle que « Quel est le but de ma vie ? » et passer à autre chose, faire la vaisselle ou changer la litière du chat, sans t’attacher à la réponse que tu pourrais obtenir.

Les questions ouvrent les portes de ton savoir. Plus tu cherches des réponses et plus tu bloques ta capacité à les recevoir.

Accéder à ce savoir, c’est comme laisser une porte ouverte. Des informations vont aller et venir, tu ne dois pas forcément en faire quoi que ce soit, les prendre toutes, les rendre significatives ou importantes. Ton savoir est là pour te faciliter la vie en reconnaissant ce qui fonctionne pour toi.

Prends un domaine de ta vie qui ne te satisfait pas, c’est-à-dire dans lequel tu ne te sens pas pleinement épanoui.e, et demande-toi, là, tout de suite, maintenant,  :

Qu’est-ce que je sais ici ?

Qu’est-ce que je sais que je n’ai pas encore reconnu ?

Qu’est-ce que je me cache ?

et laisse les réponses venir, permet toi d’y accéder en restant ouvert.e à tout ce qui pourrait se présenter. Si rien ne vient, pas de problème, fais autre chose et repose-toi ces questions plus tard. Tu peux te les poser par écrit, c’est parfois plus efficace.

Permets toi de reconnaitre ce que tu sais.

Amuse-toi bien !

 

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