J’ai des rêves de grandeur et je me demande parfois si je ne devrais pas « juste » être heureuse.

Tu sais, en mode contente-toi de ce que tu as.

A quoi bon vouloir plus ?

A quoi bon chercher à inspirer les autres ?

Je peux effectivement me satisfaire de ce que j’ai aujourd’hui :

  • un cadre de vie agréable (hier soir en balade, j’ai croisé un renard et une biche au coucher de soleil teinté d’or et de rose, magnifique !)
  • une situation professionnelle choisie qui m’épanouit
  • de magnifiques rencontres
  • la liberté de vivre mes journées comme je l’entends
  • de la joie et des jeux avec mon mari et mes enfants
  • une grande maison pour nous accueillir
  • du plaisir dans ce que je fais et ce que je vis

Je sais que j’ai de la chance. Elle n’est pas due au hasard – qui n’existe pas – ou à ma bonne étoile, mais aux choix que j’ai fait et que je continue de faire chaque jour.

Alors, pourquoi chercher plus ?

Parce que j’ai soif d’explorer ma vie, mes capacités, le monde.

Parce que mon épanouissement total passe par une forme de dépassement de soi, d’aller voir ce qui se passe encore plus haut, dépasser les frontières que je me suis moi-même édifiées.

Parce que j’adore partager, écrire, inspirer et que j’ai envie que chacun sur cette planète prenne sa place.

Parce que j’ai envie de réaliser mes rêves et ceux de mes enfants.

Parce qu’en le vivant moi-même, j’ouvre la porte pour que d’autres le choisissent aussi.

Je sais que ce n’est pas un choix facile, ni confortable.

Je sais que ce serait beaucoup plus simple d’en revenir à ma vie d’avant, sans réseaux sociaux, sans blog, sans vidéo, sans chercher à changer quoi que ce soit, juste moi, ma famille et ma vie tranquille.

Je n’aurais aucun système à mettre en place ou gérer, pas de bug informatique à solutionner, personne à inspirer, pas de programmes à créer ou d’idées à explorer.

Je n’aurais pas à m’exposer aux yeux de tous, au risque de recevoir des mots blessants ou de me casser la figure.

Pas d’argent à créer.

Ce serait simple. Ce serait facile. Ce ne serait pas moi.

J’ai déjà vécu cette vie-là et je mourais à petit feu. Ces idées, ces mots, ces partages, cette inspiration sont plus grands que moi, je ne peux plus faire marche arrière et m’en passer, le bonheur me quitterait.

Ces mots qui coulent si facilement ne sont pas là par hasard. Ils ont un sens, une mission qui va au-delà de moi et de mes envies et choisir de les renier, de les taire ou les cacher serait rejeter une part de moi.

Tu ne peux être heureux quand tu nies qui tu es et ce qui est à l’intérieur de toi.

Tu ne peux être heureux quand tu as abandonné une part de toi.

Tu ne peux être heureux quand tu mets un couvercle sur tes rêves et que tu choisis de te contenter.

Forcément, à un moment ou un autre, ta vie bascule, ton corps hurle ta souffrance intérieure et tu ne peux trouver le bonheur. Car c’est dans la réalisation de l’être que tu es que tu trouveras la joie et l’enthousiasme de vie.

Ton bonheur a besoin que tu lui laisses prendre sa place. Laisse-le te montrer le chemin.

 

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