Le doute.

Un de mes fidèles compagnons… dont j’aimerais me délester… et qui revient souvent… venant régulièrement me susurrer à l’oreille « t’es sûre ?? » et me faisant basculer en mode « ben non, j’sais pas trop ».

Il m’arrive d’admirer les gens qui sont sûrs d’eux, assènent sans l’ombre d’aucun doute que leur chemin est celui-ci et qu’ils comptent bien ne pas en changer. J’aimerais avoir cette assurance et ne pas me poser mille questions sur ce que je crée, comment je le crée, pourquoi et pour qui. Juste savoir avec certitude que c’est ce chemin-là que je dois emprunter, que c’est cette création qui a envie de naitre, à tel prix, tel moment pour telles personnes. Ne plus douter de ce que je fais, de ce que je propose, être 100% sûre de moi.

Pendant longtemps, j’ai douté de ce que je proposais.

Ces techniques marchaient pour moi et plein d’autres gens, mais allaient-elles fonctionner pour tous ?

Pouvais-je décemment proposer et vendre ces ateliers, ces formations, ces programmes sans avoir la certitude absolue de ce que ça allait changer ou créer pour les participants ?

Était-ce seulement utile d’écrire cet article qui ne serait peut-être même pas lu ?

Quelle nouvelle thématique allais-je pouvoir explorer d’une manière totalement réinventée ?

Qu’avais-je de nouveau à partager, transmettre ou dire ?

Avais-je seulement les compétences ?

Je doute encore souvent.

Quand le nombre d’inscrits à mes activités ne correspond pas à ce que j’attendais.

Quand j’ai peu de retours sur ce que je fais.

Quand je ne suis pas en mode création intensive et que je me demande que créer ensuite et que rien ne vient.

Quand je vois le « succès » des autres ou leurs compétences et que je me compare.

C’est toujours mon choix de rester dans cet espace de doute, de lui permettre de prendre toute la place.

Quelle en est la valeur ?

Ne pas faire de choix.

Ne pas regarder en face des choses qui ne me conviennent peut-être plus. Tant que tu as la tête dans le guidon à gérer tes journées surchargées, tu ne te donnes pas le temps d’aller creuser si, au fond, ce job, ce conjoint, cette vie te rendent heureuse.

Ne pas oser. Je reste confortablement assise sur ma chaise à attendre que la super bonne idée se présente qui va plaire à tout le monde et être hyper facile et fun pour moi ou mieux que LA personne ou LA situation idéale se présente à moi. En croisant fort les doigts, ça devrait marcher, un jour…

Rester dans une posture passive plutôt que reconnaitre et accéder à la création de ma vie.

Ne pas faire péter les limites que je me suis moi-même posées.

La vérité, c’est qu’il n’y a pas besoin d’être totalement sûre, d’avoir le plan et les réponses définies à l’avance, ni même d’avoir quoi que ce soit de nouveau à dire ou inventer, qu’on s’en fout de qui va lire mes articles ou des « résultats » de mes activités.

La seule question que j’ai besoin de me poser ici, c’est : comment puis-je contribuer ?

Comment puis-je contribuer à rendre moi et les gens autour de moi plus conscients et plus heureux ?

Comment puis-je contribuer à rendre ce monde plus joyeux ?

Comment puis-je contribuer à mon propre développement et épanouissement et par extension celui des autres ?

Qu’est-ce que je peux créer de fun qui va m’apprendre de nouvelles choses ou me faire rencontrer de nouvelles personnes ?

Comment puis-je libérer encore plus ma créativité sur tous les plans, aussi bien professionnel, personnel, familial, financier, artistique, culinaire… ?

Le but de la vie, c’est la découverte, le fun et l’aventure.

C’est explorer. Oui, il y a des gens qui sont très proches de leurs envies et leur intuition et qui savent instantanément quoi créer et que choisir, ça ne veut pas dire que j’ai tout faux si je ne le suis pas ou pas tout le temps. C’est justement en testant plein de choses, en pratiquant, que je vais dessiner les contours de ce qui me plait vraiment. Et il peut s’agir de centres d’intérêts multiples ou uniques, peu importe. On s’en fout. La seule chose qui compte, c’est le plaisir que j’y prends, ce que je découvre à la fois sur moi et le monde qui m’entoure et ce que ça apporte à tous.

Et toi, quelle est ta relation au doute ? Tu me le dis dans les commentaires ?


Tu te retrouves coincé.e dans la spirale du doute et tu n’arrives pas à en sortir ? Contacte-moi pour une séance de déblocage.

Tu trouves ce contenu inspirant ? Merci de le partager :